Dépistage systématique
Domaine d'application
(fréquence dans la population)
Pour envisager un dépistage
systématique, il faut posséder un test de dépistage fiable,
sensible (repérant le maximum de sujets atteints) et spécifique
(évitant les faux-positifs), un traitement possible, enfin
tenir compte de l'incidence de la maladie.
Actuellement quatre maladies
sont systématiquement dépistées à la naissance : la phénylcétonurie
(depuis 1972), l'hypothyroïdie (depuis 1978), l'hyperplasie
des surrénales (depuis 1995) et la drépanocytose (depuis
1989 dans les Dom-Tom et 1995 en métropole). S'y ajoute
aujourd'hui la mucoviscidose

Dans le cas de l'anémie
falciforme (drépanocytose),la fréquence est particulièrement
importante en Afrique inter tropicale, puisque 1 à 2 % des
nouveaux nés sont homozygotes . En France où les populations
sont hétérogènes, la prévalence à la naissance de la drépanocytose
varie de 1/550 à St Denis à 1/16.000 à Lille.
La leucinose (1/100.000
à 200.000), les galactosémies (1/50.000 à 150.000), l'homocystinurie
(1/300.000) n'ont pas une incidence dans la population qui
justifie un diagnostic périnatal. Pour l'histidinémie (1/10.000
à 1/20.000), le dépistage et le traitement sont douteux.
La dystrophie musculaire de Duchenne pourrait également
être dépistée par le dosage de la créatine kinase sur éluat
de sang. Ceci serait intéressant dans les familles où il
y a des sujets atteints.
Dans le cadre d'un dépistage
systématique, seuls des tests biochimiques simples sont
envisageables. Lorsque la maladie est diagnostiquée on peut
alors faire des analyses d'ADN.