Université Pierre et Marie Curie

Génétique

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Interprétation des résultats et limites
Exemples
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Interprétation des résultats et limites

 

Si l'analyse comparée d'une STR dans le cadre d'une enquête judiciaire fournit, pour un individu, deux allèles différents en taille de ceux qui caractérisent un ADN inconnu (prélèvement opéré sur une scène de crime), l'identité peut être exclue. Cette exclusion est toujours formelle et ne souffre aucun risque d'erreur. Si, en revanche, les allèles caractérisant l'ADN du suspect sont de même taille que ceux mesurés sur l'ADN inconnu, on parlera de concordance sans pouvoir totalement écarter la possibilité qu'un autre individu possède, sur cette région précise de l'ADN, les mêmes caractéristiques génétiques.

On doit donc, d'une part, estimer les fréquences du génotype (association de deux allèles) dans une population donnée, et d'autre part, utiliser un nombre de marqueurs assez élevé pour réduire à un niveau infinitésimal le risque de coïncidence.

Les laboratoires disposent d'études -réalisées principalement par le FBI et le Forensic Science Service britannique- qui donnent la fréquence de chacun des allèles dans différentes catégories de populations (blanche ou caucasienne, noire, asiatique...). Quant au nombre de systèmes utilisés, l'usage de quatre sondes (analyse par la technique du Southern Blot) permet d'obtenir des fréquences de 1 sur plusieurs dizaines de milliers, alors que huit systèmes STR abaissent la fréquence à 1 sur plusieurs milliards(Liste des 7 sondes monolocus utilisées :- D21S11 (chromosome n° 21), VWA (chromosome n° 12), TH01 (chromosome n° 11), FGA (chromosome n° 4), D8S1179 (chromosome n° 8), D3S1358 (chromosome n° 3), D18S51 (chromosome n° 18).Les analyses portent également sur le gène de l'amélogénine, marqueur spécifique du sexe. Ces marqueurs présentent en particulier une capacité de discrimination suffisante du fait du polymorphisme des loci. Ainsi cette capacité est-elle de l'ordre de 1 X 10-9 au sein de la population caucasienne qui, du point de vue de la génétique des populations, comprend les différentes populations européennes. En d'autres termes, les chances de voir deux individus non apparentés présenter le même profil sont de l'ordre d'une sur un milliard.La mise en oeuvre des investigations sur un tel ensemble de loci permet par ailleurs de fournir des réponses dans un délai inférieur à 48 heures).

Pour la recherche en paternité, un seul allèle étant pris en compte, l'analyse du polymorphisme des individus concernés s'opère habituellement à partir de treize marqueurs. En l'absence d'exclusion dans chacun de ces systèmes, la probabilité de paternité est calculée à l'aide d'un programme qui tient compte, là encore, de la fréquence de chaque marqueur génétique dans la population de référence.

 

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