Université Pierre et Marie Curie

Génétique

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Résultats

 

Premiers résultats de thérapie génique

Les premiers résultats thérapeutiques ont été obtenus avec la technique de l'injection de l'ADN nu utilisée pour soigner la gangrène des extrémités faisant suite à une ischémie musculaire. Il a ainsi été possible de revitaliser des mains et des pieds qui auraient dû être amputés. Le plasmide, codant pour un facteur de vascularisation (VEGF = Vascular Endothelial Growth Facor) est injecté (voie intramusculaire)en proximité de l'affection gangreneuse. Cet ADN va transformer une petite quantité de cellules musculaires et le gène VEGF va être exprimé. Le facteur vascularisant diffuse dans les environs et induit la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (c'est-à-dire qu'il réactive a vascularisation de la région malade), entraînant ainsi la guérison de la nécrose.

Par ailleurs, le premier succès thérapeutique complet à long terme a été obtenu en 2000 par l'équipe de A. Fisher de l'Hôpital Necker de Paris. Deux enfants de 8 et 11 mois affectés par l'Immunodéficience Sévère Combinée (causée par des mutations dans le gène codant la sous-unité c du récepteur des cytokines IL-2, IL-4, IL-7, IL-9 et IL-15). La technique utilisée a été celle du transfert in vivo dans des cellules CD34+ prélevées des patients; le vecteur était un rétrovirus contenant le gène codant pour le peptide ?c. Dix mois après, les patients montraient des lymphocytes T et NK exprimant ?c et ayant toutes leurs fonctionnalités. La réponse immunitaire à l'inoculation d'antigènes (vaccination) s'est avérée être comparable aux enfants normaux de même âge. Depuis, 11 enfants au total ont été traités avec succès. Cependant, en octobre 2002, les essais ont été provisoirement suspendus pour permettre des investigations supplémentaires. En effet, un des patients a développé une maladie lymphoproliférative monoclonale (une sorte de leucémie) et a dû être soumis à un traitement chimiothérapique. Des évidences préliminaires suggèrent que la prolifération lymphocytaire pourrait avoir été initiée par un événement de mutagenèse qui a ensuite progressé en un avantage réplicatif pour une sous-population de lymphocytes T.En résumé, la thérapie génie en est encore à ses débuts. Des améliorations considérables doivent être réalisées dans le domaine de l'efficacité du transfert de DNA et dans le contrôle de l'expression des gènes transférés. Les premiers résultats positifs obtenus laissent bien présager de l'avenir, mais il faut être conscient que de nombreuses années nous séparent encore de l'utilisation clinique courante de cette nouvelle thérapie.

 

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