Figure 7- 19. Phylogénie
de quelques plantes (gène RBCl).
Dans la figure 7-19 on
a choisi le mode de représentation phylogramme où la longueur des branches
est proportionnelle à la quantité de différences entre taxa.
Plusieurs genres sont représentés par deux ou trois espèces.
Le point de différenciation entre les espèces d'un même
genre est marqué en rouge pour chaque genre. On peut constater
que la quantité de différences (voir l'échelle sur la figure
7-19) varie parfois de façon importante pour la même profondeur
taxinomique (comparer les deux fougères Polypodium
et Adiantum, par exemple). Cet exemple pris parmi
le monde végétal reflète la situation générale : la quantité
de différences entre taxons n'est d'aucune aide pour leur
classification systématique.
Figure 7- 20. Cladogramme
des animaux.
Horloge moléculaire
Sur cette même figure
7-19 on peut encore remarquer que toutes les espèces actuelles
ne sont pas alignées sur une même verticale alors que le
temps écoulé entre le dernier ancêtre commun (point vert)
à tous ces taxa et le moment présent est le même.. Autrement
dit , la vitesse d'accumulation des différences entre taxa
n'est pas la même le long de toutes les branches. L' hypothèse
connue sous le nom d'horloge moléculaire XE "horloge
moléculaire" de l'égalité de la vitesse d'évolution
sur toutes les branches a été formulée par Zuckerkandl en
1965 (en observant des différences entre séquences protéiques
de cytochrome C). Il semblait que plus les taxa examinés
avaient une origine lointaine plus leurs protéines étaient
différentes .
Fig. 7-21. L'hypothèse
de l'horloge moléculaire est respectée par le cytochrome
C.
La figure 7-23 montre
qu'au sein des drosophiles, l'horloge moléculaire est respectée
quelque soit l'enzyme considérée. Par contre, si l'on étend
la comparaison à l'ensemble des diptères (prise en compte
de tous les points) l'horloge est toujours respectée pour
la XDH, ce qui n'est plus le cas pour GPDH et SOD.
Figure 7- 22. ...et
d'autres molécules
Figure 7-23. Vitesse
de remplacement des AA pour 3 enzymes (GPDH, SOD et XDH)
parmi les diptères. Points blancs entre espèces de Drosophiles,
points gris entre genres de drosophilidés ; point noirs
entre familles de diptères.
Cette hypothèse qui est
actuellement encore discutée ne doit être utilisée qu'avec
précautions. En effet on la vérifie pour certaines molécules
avec certains taxons alors que dans d'autres cas il y a
une accélération ou une décélération (voir le Ginkgo sur
la figure 7-19) de la vitesse d'évolution qui la met en
défaut. Il existe des méthodes pour détecter les branches
qui respectent ou non l'horloge moléculaire.
C'est l'accumulation
des séquences qui permet maintenant d'avoir une idée plus
nuancée concernant l'hypothèse de l'horloge. Bien que présentant
des dérèglements locaux nombreux et variés c'est une hypothèse
qui rend de nombreux services dans l'approche de l'étude
de l'évolution des génomes.
La distinction d'espèces
de genres, ...différents ne peut utiliser des données de
divergence. Elle se fonde sur d'autres arguments biologiques.