Diverses expériences
de génétique ont permis de déterminer la distance génétique
de nombreux marqueurs, chez des organismes modèles. Les
programmes de séquençage systématique ont ensuite permis
de comparer la distance physique et la distance génétique
qui reflète l'activité des mécanismes de recombinaison.
Organisme |
nombre
moyen de Kbp par cM |
Saccharomyces
cerevisiae |
10 |
Arabidopsis
thaliana |
162 |
Oriza sativa |
270 |
Drosophila
melanogaster |
640 |
| Homo sapiens
femme
homme |
1
000
880
1 050 |
Tableau 6- 7. Correspondance
entre distance physique et génétique chez différents organismes.
L'examen du tableau 6-7
montre que, si dans un organisme donné la valeur d'un centimorgan
est à peu près constante, elle est très différente d'un
organisme à un autre. Elle est fonction de l'activité de
recombinaison de cet organisme. On peut remarquer que dans
l'espèce humaine la recombinaison est plus active chez la
femme que chez l'homme ce qui entraîne pour un même chromosome
des tailles différentes en cM, mais pas en Mbp.
Figure 6- 37. Le
chromosome 1 humain représenté à la même échelle chez mâle
et femelle.
Dans un même organisme
si les marqueurs sont dans le même ordre sur les deux cartes,
les distances ne sont pas toujours exactement proportionnelles.
Figure 6- 38. Chromosome
4 humain.
Sur la figure 6-34 on
peut vérifier qu'entre les marqueurs 06455,pCITd104 et g3088
on trouve respectivement 214Kbp et 285 Kbp alors que sur
la carte génétique ces 3 points sont confondus (aucune recombinaison
observée). Inversement, les marqueurs m518 et BIO206 qui
sont éloignés de 142,8Kbp sont génétiquement distants de
5,2 cM. Il y a donc d'importantes variations locales, des
points où le génome présente plus d'événements de recombinaison
(condensation de l'ADN, séquence particulière , ...?).