Finalement il faut déterminer
la séquence des différents fragments insérés. Quelque soit
la méthode utilisée, on ne peut, en une seule expérience
déterminer plus de 500bases de long . Une méthode assez
utilisée est de refragmenter chaque fragment et de les insérer
dans un nouveau vecteur (plasmidique car ces sous fragments
sont petits), entre deux séquences connues de l'ADN (on
parle alors de sous clonage).
Principe
La détermination de la séquence
se fait de façon enzymatique avec une ADN polymérase.

Figure 2-32. Propriétés de l'ADN polymérase.
Afin de fournir une amorce
acceptable à la polymérase on prépare un petit morceau d'ADN
(18 à 25 nucléotides)ou oligonucléotide complémentaire d'une
des deux séquences connues, avec une extrémité 5'P, qui
peut être marquée (radioactivement ou par fluorochrome)
ou non et une extrémité 3'OH. On mélange l'ADN matrice et
les molécules d'oligonucléotides avec tampon et désoxynucléotides
triphosphate (dNTP). On dénature l'ensemble et on ajoute
la polymérase. Cette préparation est partagée en 4 fractions.
A chacune on ajoute une faible quantité d'un didesoxynucléotide
triphosphate (ddNTP) qui peut être intégré dans l'ADN comme
un dNTP mais est bloqué en 3' et ne permet pas la poursuite
de la molécule sur les brins qui l'ont intégré.

Figure 2-33 comparaison
des molécules de ddTTP et dTTP.
Dans le tube où on a mis
dTTP et ddTTP,chaque fois que la polymérase est en face
d'un A elle va utiliser soit un dTTP (probabilité 99% ou
un ddTTP (probabilité 1%). 0 chaque A de u brin matrice,
une fraction des nouvelles molécules va être terminée. Par
électrophorèse sur un gel dénaturant à haute résolution
(gel de polyacrylamide) on va déterminer la taille des fragments
terminés. A l'extrémité 3' de chaque on sait qu'il y a un
ddT. Pour déterminer les autres bases on fait la même chose
dans les trois autres tubes avec A, G et C. La comparaison
des électrophorèses des produits des 4 tubes permet de restituer
la séquence du brin matrice

figure 2-34. séquençage manuel
Automatisé
Le séquençage est de plus en plus automatisé.
Le principe reste le même mais le marquage et le mode de
détection sont différents. Ce sont les ddNTP qui sont marqués
avec un fluorochrome. Chaque ddNTP porte un fluorochrome
qui émet dans une gamme de longueur d'onde différente de
celle des autres. Il est donc possible de repérer individuellement
les quatre types dans marquages dans un mélange, c'est comme
si chacun était peint d'une couleur différente. On mélange
comme précédemment l'ADN matrice, l'amorce, les dNTP la
polymérase et dans le même tube les quatre ddNTP marqués.
Il n'y a qu'un tube dont le contenu est soumis à électrophorèse.
Au bout du gel 4 capteurs (un par longueur d'onde différente)
enregistrent la lumière émise par les molécules terminées
par un ddNTP. Ces quatre graphes sont superposés et un logiciel
traduit ce pictogramme en séquence.

Figure 2-35. Séquençage
automatique.
.